Comment rendre justice à Joyce Echaquan ? 

30 septembre 2021

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« Ma mère m’a légué une guerre, et sa voix pour la mener, mais ce que je voudrais vraiment aujourd’hui, c’est le sourire de ma maman », dit la fille aînée de Joyce Echaquan. La mère de famille atikamekw est morte au Centre hospitalier de Lanaudière, sous une pluie d’insultes racistes. « Justice pour Joyce ! » s’exclamaient les enfants de la mère de famille, le lendemain de son décès l’an dernier. Un an plus tard, la famille de Joyce Echaquan demande encore justice. Alors que la communauté de Manawan souhaite créer des ponts pour éviter qu’une telle tragédie se reproduise, elle dit se buter à des murs. 

« Il va y avoir un travail à faire pour parvenir à ce pardon »

 

Carol Dubé, Diane Echaquan, Solange Dubé et Marie-Wasianna Echaquan Dubé se prononcent devant l’hôpital de Joliette, un an après le décès de Joyce Echaquan.
Photo: Julien Forest

Un an plus tard, jour pour jour, la famille de Joyce Echaquan est allée se recueillir dans la chambre où elle a passé les derniers moments de sa vie. La plaie est encore vive pour le mari de la défunte, Carol Dubé. « Les mots n’arrivent pas à décrire l’état dans lequel nous sommes depuis quelques jours. Cette date est la plus triste qui soit. Nous devons tous nous rappeler ce qui s’est passé ici, à pareille date l’an dernier. Nous avons tous vu les derniers moments de ma chère femme, Joyce, sur les réseaux sociaux », dit-il au cours de la cérémonie commémorative tenue devant le Centre hospitalier de Lanaudière. Le veuf souhaite que le décès de sa conjointe ouvre la porte à des changements systémiques.

« La porte qu’elle a ouverte est trop importante, elle ne peut pas être morte en vain », dit Carol Dubé. Il s’adresse à la foule rassemblée devant l’hôpital de Joliette. « J’ai vu des voix s’élever contre le racisme systémique. Nous avons maintenant une mission commune de changer les choses. Je souhaite que nous trouverons ensemble la force nécessaire. Ça me semble si important que ça soit une femme, ma Joyce, qui nous a donné le courage de construire une société plus juste. J’ai confiance qu’avec humilité, nous pourrons avancer ensemble sur le chemin de la guérison et de la réconciliation. » 

Marie-Wasianna Echaquan Dubé est arrivée à l’hôpital quelques minutes après avoir visionné la vidéo Facebook filmée par sa mère avant son décès. C’est par l’intermédiaire de la porte-parole de la famille, Solange Dubé, qu’elle se prononce un an plus tard. « Je n’ai pas envie de parler, j’aurais envie de hurler. Je voudrais ne pas avoir peur, je voudrais que le monde comprenne la peine que je vis. Le manque est tellement grand, le vide tellement cruel, sa fin était tellement injuste. Je n’ai pas envie d’être ici, je voudrais être en famille, je voudrais que ma mère soit encore avec nous, je voudrais la paix », rapporte-t-elle. 

Karine Echaquan chante une chanson pour sa cousine, Joyce Echaquan devant l’agora de l’hôpital de Joliette
Photo: Lela Savic

 

Au-delà des insultes racistes, un système qui tue

Si on a souvent montré du doigt l’infirmière et la préposée qui ont proféré les insultes, Carol Dubé a souvent déclaré publiquement que c’est le racisme systémique qui a tué sa femme. Mais comment le racisme systémique a-t-il tué Joyce ?

« La vidéo montre deux minutes de ce qui s’est passé, mais il y a des choses beaucoup plus larges et importantes à considérer dans ce contexte », juge Patrick Martin-Ménard, avocat en responsabilité médicale qui représente la patiente. Pour lui, c’est tout un système qui a failli. Il estime que les symptômes, la douleur et les plaintes de Joyce Echaquan n’ont jamais été pris au sérieux par le personnel médical. « On lui a accolé une étiquette », explique Me Martin-Ménard. Mme Echaquan éprouvait depuis plusieurs mois des douleurs gastriques importantes. Malgré plusieurs consultations, elle n’avait pas obtenu de diagnostic. « On en est rapidement arrivé à lui prescrire des narcotiques et de la morphine pour soulager la douleur », raconte l’avocat. 

Ce manège s’est poursuivi au cours de nombreuses visites. Le 27 septembre au soir, après un trajet de plusieurs heures en ambulance, Mme Echaquan est déterminée à trouver la cause de sa douleur. « Rapidement, on la désigne comme une narcomane qui est en sevrage et qui cherche à obtenir des narcotiques », rapporte l’avocat. Le message circule parmi le personnel de l’hôpital et se déforme en parvenant aux équipes soignantes. « C’est cette information qui a déterminé la façon dont elle a été traitée par les deux personnes qu’on entend dans la vidéo : l’infirmière et la préposée. C’est fondé essentiellement sur des préjugés. » Lors de sa visite fatale à l’hôpital, Mme Echaquan a eu une défaillance cardiaque qui, ultimement, a mené à sa mort, car elle n’a pas été traitée par le personnel à son chevet. 

Ses proches demandent que ces comportements cessent et que la population allochtone soit sensible aux stéréotypes qu’elle entretient sur les autochtones. « Les préjugés, ce n’est pas seulement les choses grossières qui ont été dites par l’infirmière et la préposée dans la vidéo. Il y a des choses beaucoup plus subtiles, qui sont profondément ancrées dans l’esprit des gens et qu’il faut déconstruire », croit l’avocat.

Des histoires de racisme, des attitudes méprisantes et condescendantes, des stéréotypes à l’endroit des personnes autochtones et vulnérables, Me Martin-Ménard en entend sans cesse. « Ce que Mme Echaquan a documenté, c’est un cas parmi d’autres. Ce n’est pas un cas isolé, une pomme pourrie, une infirmière raciste dans le système. Ça reflète une mentalité et une façon de faire à l’échelle du système », affirme-t-il. Selon lui, il est difficile de faire face au problème alors que le gouvernement refuse de reconnaître le racisme systémique, un racisme qui persiste dans le système de santé, au point d’avoir coûté la vie à Joyce Echaquan. 

Justice pour Joyce : qui protège-t-on ? 

« L’avocat de l’infirmière qu’on entend le plus sur la vidéo dressait le portrait d’une communauté atikamekw dangereuse, de laquelle le personnel de l’hôpital devait être protégé. Mais la seule personne qui était en danger, et qui est morte, c’est Joyce », nous dit un proche de la famille Echaquan Dubé qui préfère garder l’anonymat. 

L’avocat de la famille dénonce le manque de transparence de l’hôpital. « Ce que je trouve choquant du point de vue de la famille, c’est de voir que tout le dossier médical de Mme Echaquan, des détails très précis de sa vie privée, se sont retrouvés sur la place publique et ont été rapportés dans les médias. Du côté de l’hôpital, on a des protections mur à mur des témoins », relève Me Martin-Ménard. 

La journée même de l’anniversaire de la mort de Joyce Echaquan, le verdict est tombé pour Paule Rocray, l’infirmière qui a proféré des insultes racistes contre la patience. Elle est radiée de la profession pour un an, après avoir été reconnue coupable de deux chefs d’accusation. Aux yeux de Me Martin-Ménard, il s’agit d’une sentence clémente. « On croit que le conseil disciplinaire aurait pu aller beaucoup plus loin et porter beaucoup plus d’accusations », croit l’avocat, qui soutient que seul le strict minimum a été fait. Me Martin-Ménard dénonce également le fait que le conseil disciplinaire ait mis près de 10 mois avant de porter des accusations. 

Par ailleurs, l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec (OIIQ) n’avait pas rapporté qu’une candidate à l’exercice de la profession infirmière (CEPI) de niveau collégial travaillait aux urgences et auprès de Joyce Echaquan au moment des événements, un élément révélé par l’enquête du coroner. « Mme Echaquan était sous la responsabilité d’une étudiante, qui n’aurait jamais dû avoir une patiente instable sous sa responsabilité », rappelle Me Martin-Ménard, qui estime que c’est l’une des principales causes du décès de la patiente. « Elle n’a pas décelé les signes d’insuffisance cardiaque qui sont apparus chez Mme Echaquan. Une vidéo, filmée par sa fille Marie-Wasianna Echaquan Dubé, montre clairement Mme Echaquan en arrêt cardio-respiratoire. La CEPI est présente et lui dit que tout va bien. Elle affirme que c’est seulement la médication qui fait effet. »

Bien que la justice soit lente, le juriste espère que le rapport de la coroner, qui se fait toujours attendre, permettra non seulement de faire la lumière sur les événements, mais aussi de mettre en place des solutions concrètes. « Il y a certainement une réflexion à avoir et des changements à faire pour qu’il y ait un meilleur équilibre entre les victimes et les défendeurs, et pour que la justice soit accessible », croit-il.

 

Le dialogue sur la sécurisation culturelle

La sécurisation culturelle est prônée par plusieurs autochtones comme un moyen de corriger ces dangereux préjugés. Selon le concept de sécurisation culturelle, les autochtones ont droit de recevoir des soins de santé prodigués dans le respect de l’identité du patient. Cette approche pourrait-elle être appliquée dans le système de santé québécois, à commencer par le centre hospitalier où Joyce a perdu la vie ? 

Interrogée à ce sujet, Pascale Lamy, directrice des affaires institutionnelles et des relations publiques du Centre intégré de santé et de services sociaux de Lanaudière (CISSSLAN), indique qu’une communication publique organisée avec le chef de la communauté atikamekw de Manawan, M. Paul-Émile Ottawa, aura lieu au début du mois d’octobre. Ce sera l’occasion d’aborder cet enjeu. « Vous aurez l’occasion d’entendre les actions qui ont été mises en place au cours des derniers mois pour favoriser un lien de confiance entre les membres de la communauté atikamekw de Manawan et notre organisation », nous dit-on, sans toutefois préciser la nature de ces actions. 

Pour Hayley Morris, gestionnaire au Conseil mohawk de Kahnawake, la sécurisation culturelle dans le système de santé est un enjeu personnel. « Pour beaucoup d’autochtones, c’est vraiment difficile d’aller dans un grand hôpital où ils sont incompris », dit-elle. La jeune femme s’estime chanceuse d’avoir un hôpital au cœur de sa communauté, où elle se sent en sécurité. Au Kateri Memorial Hospital, elle est immédiatement rassurée par les signes et les affiches rédigés en kanien’keha sur les murs. Elle n’a pas à s’inquiéter pour ses proches. « C’est un hôpital moderne avec des installations dernier cri, mais j’y vois ma culture traditionnelle, affirme l’employée du Conseil mohawk de Kahnawake. Ça me rend heureuse de me sentir représentée et de savoir que cette institution se soucie réellement de ma santé. » 

Récemment, sa belle-mère a dû recevoir des soins de santé loin de chez elle. « Elle s’est rendue dans un l’hôpital en dehors de notre communauté et elle a été traitée d’une manière atroce », affirme Mme Morris, indignée. Elle raconte que le personnel de l’hôpital refusait d’accéder à des requêtes simples. « Il y a des infirmières qui ne voulaient même pas la regarder ou lui parler. La seule qui a été ouverte à lui offrir de l’aide, c’est une infirmière racisée », raconte la jeune femme. 

Selon elle, le problème réside dans le manque de dialogue entre les communautés autochtones et allochtones. Elle rappelle au passage les propos tenus par le personnel soignant à l’égard de Mme Echaquan. « Je crois vraiment qu’ils pensent comme ça à cause d’un manque d’interactions avec les autochtones », avance-t-elle. Un premier pas, selon elle, serait de proposer des formations qui sensibilisent le personnel soignant aux réalités autochtones. « Nous avons des enjeux de santé qui découlent de l’alcoolisme, des traumatismes et du colonialisme. Si les membres du personnel soignant sont plus informés de ces réalités, ils auront une plus grande empathie pour leurs patients autochtones », affirme-t-elle. 

Mme Morris propose également que des aînés autochtones conscientisent le personnel hospitalier sur les réalités de leurs communautés. Elle souhaite en outre voir plus de ressources allouées aux communautés autochtones en matière de santé, ayant été témoin des bienfaits que de telles initiatives peuvent avoir. Diplômée de l’Université Concordia, elle garde de bons souvenirs du Otsenhákta Student Centre, qui offre des services aux élèves autochtones. « Il y avait un aîné qu’on pouvait consulter et une salle consacrée à la médecine traditionnelle, se rappelle-t-elle. C’était rassurant pour moi de me retrouver parmi les miens. » Mme Morris est constamment en train d’éduquer les gens sur les réalités et la culture autochtones. Elle estime que les institutions ont aussi leur part à faire pour faciliter ce dialogue, tout comme la population allochtone. « Les autochtones ne peuvent pas porter le fardeau de la conscientisation tout seuls », affirme-t-elle. 

Barbara Flamand était agente de liaison en sécurisation culturelle pour la communauté de Manawan à l’hôpital de Joliette. Elle était sur place lorsque Joyce Echaquan est décédée sous les insultes racistes du personnel médical. Personne ne lui a signalé la présence de Joyce Echaquan dans l’établissement de santé. C’est seulement lorsque la mère de la victime, Diane Echaquan, l’a appelée pour lui dire que sa fille demandait de l’aide dans une vidéo sur Facebook, qu’elle s’est rendue à l’urgence. Mais il était trop tard lorsqu’elle est arrivée sur place. Après une heure d’attente à l’urgence, on lui a appris le décès de la patiente. Un an plus tard, l’ancienne agente de liaison dit ne toujours pas savoir pourquoi on ne l’a pas appelée. Elle pense que Joyce Echaquan ne serait pas morte si elle avait été présente. « Je me suis renfermée pendant un an, j’ai démissionné. Je me culpabilise », dit-elle, sans pouvoir retenir ses larmes à la cérémonie de commémoration. 

 

La conscientisation à l’échelle nationale

Aujourd’hui, la famille de Joyce Echaquan souhaite que la population allochtone soit sensible aux stéréotypes qui font que des autochtones sont perçus comme étant dangereux et aux dommages que causent ces préjugés. La sénatrice innue Michèle Audette croit aussi qu’il y a encore beaucoup de travail de conscientisation à faire. Également commissaire de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, Mme Audette dénonce le fait que les médias alimentent le stéréotype des autochtones dangereux, notamment dans le cas de Cindy Gladue, une autre femme autochtone décédée dans des circonstances tragiques. « Dans les médias, on ne nomme jamais cette femme autochtone, qui est qualifiée de prostituée, de travailleuse du sexe, d’Indienne, alors qu’on nomme la personne qui a commis le crime contre elle. C’est un gros problème », souligne l’ancienne présidente de Femmes autochtones du Québec. Selon elle, ce sont des discours de ce type qui alimentent le problème. « On finit par normaliser la violence contre les femmes autochtones », dénonce la sénatrice. 

Mme Audette se montre toutefois optimiste. Le décès de Joyce Echaquan a suscité une conversation publique, chose qu’elle ne voyait pas il y a 10 ans. Elle souhaite que cet élan se poursuive et que les autochtones puissent prendre leur juste place dans toutes les sphères de la société. « Les médias doivent oser couvrir les enjeux autochtones pour nous faire connaître au grand public, déclare-t-elle. Si le gouvernement passe un projet de loi, des citoyens allochtones doivent le questionner sur son impact sur les nations autochtones. »

 

Le combat pour faire reconnaître le racisme systémique et le Principe de Joyce 

«On a parlé de créer des ponts, et je pense que les ponts ont été là, mais il y a eu des murs qui se sont construits sur ces ponts-là» dit le grand chef du Conseil de la Nation atikamekw, Contant Awashish. Photo: Julien Forest

Pour rendre justice à la mère de famille, la communauté atikamekw demande au gouvernement de reconnaître le racisme systémique, un combat difficile aux dires de Constant Awashish, grand chef du Conseil de la Nation atikamekw. « On parle de racisme systémique, on parle de quelque chose qui est difficile à expliquer, qui est difficile à défendre souvent. Mais Joyce a permis l’éveil collectif. Elle a permis de montrer à la population générale qu’il existait bel et bien des traitements inadéquats pour les Premières Nations. C’est ce qu’elle a su représenter, c’est ce qu’elle a su démontrer en tant que femme. On lui doit beaucoup pour l’avenir de nos enfants », déclare le grand chef. « À chaque fois que je pense à Joyce, je pense à ses enfants, à des générations futures. Je pense que le travail qu’elle a entamé, c’est d’ouvrir la porte sur la prise de conscience collective, autant chez nous, que chez les non-autochtones. C’est ce qu’on désire. On a parlé de créer des ponts, et je pense que les ponts ont été là, mais il y a eu des murs qui se sont construits sur ces ponts-là. Maintenant, il faut juste briser ces murs-là, les murs de l’ignorance, les murs de la haine, les murs de la peur l’un de l’autre – c’est ce qui nourrit notre séparation », ajoute-t-il. Il estime qu’il faut plus d’éducation aux réalités autochtones. Le grand chef atikamekw demande aussi au gouvernement du Québec « de mettre de l’eau dans son vin », de revoir sa position sur le racisme systémique et de faire du 28 septembre une journée nationale de commémoration en l’honneur de Joyce Echaquan. 

Les proches de Mme Echaquan souhaitent en outre que le gouvernement provincial adopte le Principe de Joyce, une demande réitérée par la communauté atikamekw le 28 septembre dernier. Celle-ci est liée à un mémoire déposé par le Conseil des Atikamekw de Manawan et le Conseil de la Nation atikamekw en novembre dernier. Ce mémoire défend les droits des autochtones du Québec et du Canada en matière de santé et de services sociaux. Présenté au gouvernement fédéral et provincial, « le Principe de Joyce vise à garantir à tous les Autochtones un droit d’accès équitable, sans aucune discrimination, à tous les services sociaux et de santé, ainsi que le droit de jouir du meilleur état possible de santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle ». Il requiert aussi « la reconnaissance et le respect » des médecines traditionnelles.

« Je souhaite que les gouvernements du Québec et du Canada adoptent le Principe de Joyce afin que ce terrible événement ne soit pas survenu en vain, que sa voix sonne le début de réels changements pour tous les Autochtones, afin que plus jamais personne ne soit victime de racisme systémique », indique Carol Dubé au début du mémoire. Au fédéral, le parti libéral a indiqué durant la campagne qu’il appliquera intégralement le Principe de Joyce. Au Québec, la CAQ a fait savoir plus tôt cette année qu’elle ne comptait pas adopter ce Principe. Le mardi 28 septembre, en session parlementaire, le premier ministre a déclaré être d’accord avec les fondements du Principe de Joyce. Il a toutefois dit être réticent à l’adopter en raison du racisme systémique auquel il fait référence. Le parti de François Legault a rejeté une motion portant sur la sécurisation culturelle des autochtones proposée par les partis d’opposition. Quant à la question du racisme systémique, les ministres Geneviève Guilbault et Ian Lafrenière ont refusé de répondre aux questions des médias mardi, lors de la commémoration. Le Salon bleu a également été le théâtre d’une confrontation partisane sur cet enjeu. Déçus du manque d’engagement du gouvernement Legault, les chefs autochtones se tournent maintenant vers les Québécois pour qu’ils s’engagent à mettre fin au racisme systémique qui a tué Joyce Echaquan. Seront-ils au rendez-vous ?

 

 

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