Nous sommes très heureux de vous présenter le premier journaliste vidéo de La Converse : Ridolphe Aristil ! Il s’agit d’une nouvelle collaboration avec le vidéographe au grand cœur, pour qui il s’agit d’une première expérience en journalisme. On découvre celui qui manie l’image et le son avec autant de passion que de dextérité. 

Ridolphe, il s’agit d’une première expérience en journalisme pour toi. Comment es-tu devenu vidéographe ? 

Je suis un sportif – j’ai joué au basketball au niveau collégial et universitaire – et j’ai étudié en études sportives et en psychologie. Mon parcours a été un peu difficile. Le sport n’était pas quelque chose qui allait pouvoir me permettre de percer au niveau professionnel ; alors,  je me suis demandé ce que j’allais faire.

Après l’université, à la suite d’une introspection, je me suis rendu compte que tout ce que j’avais appris dans la vie, je l’avais appris grâce à l’observation. En 2013, j’ai eu la chance d’avoir une caméra entre les mains au travail, et j’ai vraiment aimé capter des émotions. J’ai vu que c’était quelque chose que j’étais capable de faire. Je me suis donc investi pour apprendre à utiliser une caméra de façon autodidacte. 

Tu as beaucoup œuvré dans le milieu communautaire. Qu’est-ce qui t’attire dans ce domaine ? 

C’est une autre partie de ma vie que j’ai dans le sang. Je l’ai fait naturellement, ça fait partie de mon caractère, d’aider les autres. J’ai réalisé que j’étais capable de créer une connexion avec les jeunes, j’ai également beaucoup travaillé dans l’animation avec les jeunes, et j’ai été coach de basket à Saint-Léonard, où j’ai vécu toute ma vie. C’est un peu ma façon de redonner à la communauté – la mienne. Jusqu’à aujourd’hui, je sens l’impact sur les jeunes, que ce soit sur le plan de leur habilité ou sur celui de leur confiance 

Selon toi, quel est le rôle du journaliste ? 

Je me pose la question tous les jours ! Et je vois la réponse tous les jours ! Quand on regarde les nouvelles, on voit beaucoup de choses, mais ce n’est pas l’information dont les minorités ont besoin. Il y a des choses que les gens ont besoin de savoir, et ils ne reçoivent pas cette information, parce que ce n’est pas le champ d’intérêt des grands médias. C’est ce qui me pousse à faire ça.

Que signifie le journalisme de dialogue ?

On parle de choses qui sont très importantes ; et le dialogue, c’est une façon de pouvoir comprendre l’autre, et d’utiliser ça pour bâtir quelque chose. 

Qu’est-ce qui t’amène à La Converse ? 

J’ai rencontré Lela, la rédactrice en chef,  dans le cadre du travail. Elle parlait de l’école La Converse, où on apprend à faire du journalisme de proximité. Ça m’a intéressé. On a collaboré dans le cadre de projets vidéo. Un poste s’est ouvert pour l’été ; c’est comme ça que je suis arrivé ici !  

J’ai envie de capter des témoignages de personnes qui n’ont pas nécessairement toujours une voix dans les grands médias ; pour qu’on puisse les entendre et bâtir quelque chose. Pour guérir aussi, et faire du bien à la communauté. Ce qui me motive, ce sont les témoignages des gens, des témoignages qui vont aider à faire comprendre la réalité. On n’a pas tendance à aller au fond des choses et à montrer la vraie réalité dans les médias. Ce qui est bien, à La Converse, c’est le côté proximité. Ce que je vais faire, donc, c’est m’assurer que chaque histoire soit captée pour partager ces expériences et que d’autres puissent, non seulement mieux se sentir, mais aussi comprendre. Je veux être proche des gens qui ont besoin d’être entendus. 

Je suis le premier vidéo-journaliste de La Converse. La vidéo est un médium puissant, et ce que j’amène, c’est une plus-value qui vient accompagner l’écrit.